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Vagabondages

Fin

le 21/07/2007 à 22h20
THE END les cocos.

-> J'ai eu envie de pastèques.







Tout d'abord honneur à ma deuxième moitié, en ce onze juillet. Aussi vieille soit-elle, majoritairement sexuelle, et un peu trop belle, c'est toujours la femme de ma vie. Je crève d'amour pour elle, c'est souvent un problème. Je voudrais toujours être à ses côtés, fêter nos quarante-cinq ou six ans de mariage et de vie commune. Assises au traditionnel VH, avec deux bananes et un Tropicana pour trinquer sans verres. Qu'elle me fasse remarquer que même si j'ai le zizi tout mou je baise toujours aussi bien. Je voudrais toujours entendre son rire éclater quand je ne m'y attends pas du tout. Lui faire un massage sous pretexte de l'embrasser, ou bien l'embrasser pour ne pas lui faire de massage, en cas extrême. Je voudrais toujours lui raconter ma vie, à elle seule intéressée. Et mon orgueil sera toujours le même qu'il y a quatre ans, quand je la présentais telle ma meilleure amie. J'ai besoin d'elle pour rire à toute épreuve, me foutre de sa gueule quand j'ai pas le moral et qu'elle ne le prenne jamais mal. Qu'elle gueule "MA QUEEE". J'ai besoin d'elle pour rêver quand elle se couche sur mon ventre ou que je touche ses seins desquels elle parle trop souvent. Qu'on s'engueule à Monoprix pour un paquet de Vico, qu'on invente les montassirs. J'ai besoin d'elle comme de ma brosse à dent, de mes thés quotidiens, j'ai besoin d'elle comme de respirer.




(21:26) [*] Gise : Play "Frog" (je cite)
(21:26) [Hélène]   Je l' : Jouer "Grenouille"
(21:26) [Hélène]   Je l' : ouais, c'est la loose en français.
(21:26) [*] Gise : Mdrrrrrrrrr


[...]

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Redistribuer ?
| OUI | | NON |
fin je veux dire il a des qualités quoi, fin il est pas mal intelligent (chose que luciana ben voila quoi) il est pas si moche que ça non plus, puis il est un minimum simpa et il veut pas se tailler les veines
AH. Pends toi ma belle.
Héhé
Quoique ce serait dommage après quarente cinq ans de mariage.
hehehehehee
autant que je te supporte jusqu'au bout
a la vie a la mort vitam eternam
Exactement.
AD VITAM ETERNAM
ta vuuu on voit me sseeeeiiins

[...]
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je me suis arretée au milieu
LU
moi ya plein de chances que j'ai eu faux
quoi Lu.
BEN RIEN. LU. COMME LES PETITS ECOLIERS DE LU.
oui
je kiffe lu

Aaaaaaaaaah on dirait un vieux couuuuuuple
reagarde moi ça
- LU
-Quoi Lu
Ben rien. Lu.
T'as perdu mon dentier.
Quoi j'ai perdu mon dentier?
Ben rien. T'as perdu ton dentier

MDr
J'viens de rire comme une mongole a cause de toi
En fait mon rire devient de plus en plus ridicule

god
c'est contagieux

c'est de ta faute aussi
ouais
Flash-back... 1846: Jean-Romain Lefèvre, pâtissier de son état, quitte la Meuse pour s'installer, 5 rue Boileau, à Nantes. La "Fabrique de Biscuits de Reims et de bonbons secs" devient rapidement LU.

LU
COMME CA
SANS EXPLICATION
LU
COMME CA S
SANS EXPLICATION
LU
MEME PAS LE NOM DU TYPE

mais si y doit y'en avoir une

NON LU
Samedi c'est la kermesse du gamin.

ah

KERMESSE

contente pour lui

IL EST TROP NUL CE MOT
KERMESS
KERMESSE
KERMESSE

AH SI JE SAIS POURQUOI CA SAPPELLE LU !!!!!!

pourquuuuuaaaaaa

Mais, c’est surtout après son mariage avec Pauline-Isabelle Utile, en 1850 que la pâtisserie « LEFEVRE-UTILE » commence à être grandement connue. La maison LU est née…

Yeah

Hehe
je suis pas trop douée ^^
En 1897, très attaché à la publicité, Louis Lefèvre Utile fait appel aux plus grands peintres pour illustrer ses affiches. Firmin Boisset réalise le petit écolier.
héhé ah je m'en lasse pas


[...]







Je disais que c'était ma mélancolie qui m'inspirait. Je blablatais sur mon sort mais que nenni. C'est elle ma muse putain. C'est d'elle que je parle tant. C'est elle qui s'incruste toujours dans mes articles, même si c'est juste pour une allusion discrètement placée. C'est elle que j'aime, quoi.




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Je regarde dans la direction là bas, vers chez la deuxième moitié de moi. Le ciel y est plus dense, je suis sûre qu’en levant le bras on sentirait sa consistance. Là bas même le ciel tremble, secoué par un rugissement profond. Transpercé par l’ éclat d’occasionnels flash répétitifs. Il ne fait pas chaud, il ne fait pas froid, il fait juste un temps de merde. Il faudrait monter tout là haut dans la montagne, au sommet pour admirer le beau nuage de pollution qui règne sur Grenoble, tel un roi règnerait sur son royaume. Je me fais tout un film sur les possibilités que j’ai de passer au dessus de cette barrière. Ce serait con, vraiment con. Mes parents ne s’en rendraient même pas compte, ils ne s’imagineraient pas que je veuille faire une telle chose. Ils seraient juste alertés par le bruit d’une ambulance en bas de chez eux, appelés par un pauvre passant qui n’avait pourtant rien demandé. Il rentrerait directement chez lui, oubliant de déposer cette lettre à la poste, et n’en dormirait plus de la nuit.

Quelle pure connerie. J’aurais mieux fait de rester dans mon lit.

 

Je me dis qu’elle c’est comme l’autre moitié de moi, la bonne moitié, l’orgueil du créateur. Comme dans la vie, il y a le bon et le mauvais côté. Comme dans la Bible, il y a le paradis et l’enfer. Comme partout il y a de tout. Là il y a elle, et il y a moi. Il y a la réussite et l’échec. Il y a la chance et la calamité. On ne lutte pas contre sa nature, c’est un fait.


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Il n’y a que ça qui daigne m’inspirer.

J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse
A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

 

J’ecris cet article, pourtant je sais fichtrement bien que demain j’en aurais honte. Que je le glisserais dans une nouvelle catégorie comme pour l’oublier. J’ai déjà honte d’ailleurs. De savoir qu’il en faut tellement peu pour me plonger dans ce sinistre état. Que je suis faible.

Je lis et relis Nana, comme si c'était mon Evangile ou mon Coran. Je m'y retrouve tellement que ça m'impressionne. Encore un plan concocté par le roi des démons. Je veux reparler à mon amour, ma maîtraisse ou mon canard. Elle seule peut comprendre, elle seule parvient à me dresser. Sans elle je ne suis qu'un petit chien abandonné. Je vous regarde avec ces grands yeux qui attirent la pitié.

[ Je T'AIME plus que tout, plus que la vague qui s'échoue telle une mouette sur le sable

Pour toi je changerais une ampoule allumée
en récitant des poèmes à ta gloire

Je nettoireais les toilettes avec une brosse à dent, tout en chantant l'hymne à l'hélène

et je t'offrirais des fleurs, les fleurs de mon amour tout en brodant sur les arbres "ö combien je t'aime, HELENE"!

ton coeur est-il à moi ? ]





Dans la maison "sa race", la famille ECHAP va mieux. Yann et June sont enfin liés par l'amour après multes journées de drague intensifiée. June est maintenant enceinte d'un charmant petit gamin et elle n'a pas vomis dans les premiers jours. C'est un succès. Yann cherche une nouvelle conquète attendant l'occasion de lâcher June qui refuse de faire l'amour dans le jacuzzi. Il va bientôt se rendre compte qu'elle est tombée enceinte depuis la première fois ou ils ont couché, quel manque de chance.


Dédicace à Clara que j'aime de tout mon coeur, qui me sauve la vie et me redonne l'appétit.

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:34) :

yeah coco

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:34) :

yeah

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:34) :

sa va de nouveau ou toujours en mode <<le dimanche sa craint sa race>>

?

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:35) :

hihihi

toujours en mode "le dimanche ça craint sa race"

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:35) :

xD
 on est tous pareil


[...]

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:52) :

est ce que tu as vu comme il ressemble a un petit beurre ? quelle chance il va pouvoir integrer le club de tricot des petits beurres

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:52) :

de qui ?

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:52) :

bastinou

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:52) :

MDR

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:52) :

est ce que tu crois que sa existe les club de tricot de petits beurre ?

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:52) :

MDRRR

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:53) :

ohohohohoho on se calme

je savais pas que deux ou trois galettes LU te mettrais dans cette etat

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:53) :

    Je savais pas non plus

J'ai hate de participer au club de tricot des petits beurres

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:55) :

parce que t'es un^ptit beurre toi ?

attention ce club est très "select"

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:55) :

Oui

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:55) :

pantoufle exigée

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:56) :

Un petit beurre, directement issu de Nantes

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:56) :

et tu n'utiliseras pas n'importe quelles aiguilles NON

et tu auras le nombre de trous de petit beurre reglementaire

et on accepte pas les ptits beurre babou

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:57) :

Pourquoii ?

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:57) :

on est pas des oufs chez les ptits LU

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:57) :

De toute façon la marque de pantoufle babou est exigée.

     cla r.f          [b] y.     um          [ Non Hubert pas assez cher le réverbère...] ah. dit (21:58) :

ah ? c'était pas prisu ?

[Hélène]                   « Ca coûte cher un réverbère ? »        [C'est glauque les vacances d'été] dit (21:58) :

    Hum, si peut être j'ai un doute.

<3

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Pistache. Je lui dois bien une dédicace, à mon meilleur ami. Que je ne n'ai pas su lâcher depuis quatre ans.
Ouais, j'avoue je l'aime très fort malgré tout. <3



Host par ImageCoyotesm


"Vas-y Thibault, donne tout ce que t'as !"



Il m'est arrivé de pleurer.
Non que les sourires du bout des lèvres m'eussent manqué. Non, loin de là. Où que j'aille ils me poursuivent, et je ne peux m'en lasser. Avec pour seul espoir, que jamais ils n'arrêtent de me suivre. Je crois que malgré tout Marion a raison, qu'il n'y a rien de tel que de garder espoir. S'il se donne la peine de pointer son nez. Mais je crois que ce soir, j'ai quand même envie d'être heureuse.
 
...

J'éspère que ces nuits passées à griffonner toutes sortes de monologues absurdes à vos yeux, ne seront pas vaines. Et peut être que ne vivrais pas longtemps avec tant d'insomnies. Il paraît que c'est destructeur à force.



J’ai envie d’un café avec de la mousse comme chez Gisela. J’ai envie de m’échapper de chez moi ce soir, pour aller manger une Haägen Dasz sur la terrasse place Grenette. Et qu’un jeune homme me courtise, sans nul remors à l'horizon. J'ai envie d'un flirt passager. Ou non. J’ai envie de m’endormir sur l’herbe au petit matin à l'heure où je sentirais la rosée fraîche sous mes membres fatigués. J’ai envie de me rendre saoule et de pisser sur du feu. De demander s'il brûle vraiment, si la nature fait bien les choses et que je n'existe pas. J’ai envie de faire l’amour. Avec quelqu'un de bien, qui me supporterait malgré que je sois moi-même. Je voudrais m’acheter un soutien-gorge en dentelle très cher. Rouge ou noir, parce que c'est sexy. J’ai envie de photographier un homme ou une femme nu(e). J’ai envie de passer des heures au téléphone J’ai envie de lui voler un baiser. Un qui dure très, très longtemps, pour explorer sa bouche dans ses moindres recoins. J’ai envie de marcher sur le toit d’une maison, puis avoir peur de redescendre, rester là sans appeler au secours. J’ai envie de sauter dans une flaque jusqu’à être trempée. Attraper froid mais qu'importe après tout. J’aimerais m’acheter une robe pour plaire à quelqu’un. « Ce n’est pas la robe qui est belle, c’est toi qui la rends belle. » J’aimerais être plus douée que les autres dans n’importe quel domaine. Les impressionner, comme pour montrer que je vaux quelque chose, avoir l'impression d'être quelqu'un. Je voudrais avoir les cheveux longs et bouclés. Avoir hérité de ce gêne maternel. Les avoir accessoirement noirs, et un jour teinturer mes pointes en vert. Je voudrais rester dans une piscine en plein air, allongée durant des heures d’affilée. Sans pour autant nager, mais sans couler non plus.

Parce qu'il me reste trop à faire.


Ce soir j’ai pu constater que dans le ciel, une seule étoile brillait. Elle s’appellera Saperlipopette.


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Photos en vrac. Aucun favoritisme. Pas le temps de faire mieux. D'autres photos à venir.


Host par ImageCoyotesm

"Viens, je vais te faire un bisou les yeux fermés, comme si j'étais ton amoureux."

Maria




On est tous admis !

Et je peux vous dire que c'est vraiment chouette.
On peut se dire qu'après tout, ce n'est qu'une simple admission à un lycée comme un autre. Mais pour nous, c'était tellement plus. J'étais là au milieu de tout ça, et je me sentais drôlement amoureuse. Amoureuse de la vie, peut-être. Mais amoureuse d'eux. Virevoletant et gesticulant dans tous les sens, entre les mains de Maria qui serraient les miennes très fort, le bisou pour Violaine. Et je prenais Fede dans mes bras. Enfin, vu notre différence de taille je dirais plutôt la taille de Federico attrapée tant bien que mal par mes bras. Je rougissais, et il me faisait un bisou sur les cheveux. Lauren qui me tenait compagnie, Valentine qui disait qu'ils étaient à la bourre. Et au dessus du brouhaha général, un battement de coeur à l'unisson. L'angoisse se ressentait, on ne savait plus trop où donner la tête. Mais oui, je crois que je les ai tous aimés. Qu'en regardant le visage passif de Baptiste, le visage inquiet d'Alexandre, le visage pensif de Sophie. Puis tous les autres. Si anxieux de savoir si nous allions ou pas être acceptés pour passer encore trois ans ensemble.
Nous étions comme des bêtes sauvages enfermées dans une cage, ils ne nous laissaient pas approcher les listes à moins de six mètres. Moi qui m'écriyais "Putaiiin je suis admiiise j'le vois d'ici !!! Et toi aussi Claraaa !" Et le nombre de décibels qui montait brusquement lorsqu'ils nous ont sorti de notre cage. Des pleurs de joie, et que très peu de tristesse. Ouah. Je les ai tous aimés. Malgré les défauts de chacun.

Oh, thanks God.






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Franco vu par moi, pendant le voyage au Maroc.




Notre Cité Scolaire Internationale, on la kiffe grave de la mort qui tue. <3

Host par ImageCoyotesm

Vue depuis la terrasse du troisième étage de la CSI.

Ca vous tue.

le 03/06/2007 à 13h34


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     Je regardais la photo où mes parents se sont mariés, mais celle en France dans leur premier mariage. Et ça faisait remonter mes larmes aux yeux. Je pleurais silencieusement. Puis la minute d'après, je m'armais de mon plus beau sourire. C'est quelque chose que je cultivais au mieux, ça. L'art de pleurer discrètement puis de sourire la minute d'après. Tout d'abord parce que je n'aime pas quand les gens autours de moi me regardent avec cet air compatissant sans savoir quoi faire, puis finissent par vous demander pourquoi vous pleurez. Dans ces moments là je ne sais jamais comment expliquer pourquoi. Quand je raconte ça fait comme des gribouillis incompréhensibles. Et de toute façon si je leur expliquais bien, ils comprendraient même pas. Tenez par exemple. La dernière fois que j'ai pleuré au collège, je suis arrivée en larmes en cours d'anglais, et j'ai tout fait pour les sécher mais j'avais tellement mal au coeur que je n'ai pas réussi. Tout le monde était déjà en classe, et la prof d'anglais m'avait assise au premier rang, juste sous ses yeux. On ne pouvait pas faire pire, j'avais du lui parler comme ça, et je sais bien qu'elle s'en était rendue compte. Sauf que celle là je l'aime vraiment pas, et je suppose elle ne m'aime pas beaucoup non plus. Donc bon, lui dire "I've lost my book" de ma voix hésitante, essayant en vain de coincer mes pleurs dans la gorge, c'était vraiment un supplice. Normal qu'elle ne m'aime pas, mon tempérament n'a rien à voir avec le sien. Elle est un peu tarée, et très expressive. Donc quand elle fait ses grands gestes et qu'elle crie comme ça, moi je la regarde comme si j'étais au zoo, puis je lui dis tout bas une phrase mal construite. Ca la rend encore plus folle, de me voir deux de tension et trois de QI. Mais j'y peux rien, la grammaire anglaise c'est pas mon fort.

Pour en revenir à la photo de mes parents, c'est vrai qu'à ce moment là ce n'était pas la situation la plus appropriée pour cacher mes sentiments. J'étais seule avec mon frère. C'est vrai quoi. Pendant le week end nos parents sont partis à Paris chercher Mami Lilia. Et nous on est restés tous seuls. Donc comme je disais, c'est inutile de cacher à mon frère quand je pleure, parce que mon frère, il est génial. Il me demanderait peut être aussi pourquoi je pleure, mais il s'en moquerait que je ne lui réponde pas quelque chose de clair, puis il m'apporterait une boîte de kleenex. Et il me prendrait dans ses bras, ou peut être resterait il à me regarder, sans pour autant prendre l'air pathétique qu'on se veut de prendre dans ses moments là. Lui, il sait toujours quoi faire dans ces moments là. Il est vraiment génial. Quand on est seuls, tous les deux, on ne parle pas beaucoup. C'est de famille, on ne parle jamais pour ne rien dire. Si je vous dis des trucs qui paraissent insignifiants, c'est que pour moi ils sont importants. Et si je me ramène le matin à la cafétéria et je vous dis que mon thé aux agrumes était vraiment très bon, il y a une raison à cela. Donc ce genre de gènes là c'est de famille, sauf pour ma mère. Elle vous raconterait même l'anecdote du bébé qui avait une tête de singe dans la salle d'attente quand elle avait cinq ans, si l'occasion s'offrait à elle. A une exception près, on ne parle pas pour un rien. Cela peut être frustrant, qu'il y ait des silences gênés lorsque vous êtes avec quelqu'un qui ne parle pas beaucoup. C'est comme ce jeune homme, qui se contentait juste de me regarder droit dans les yeux pendant que je lui posais des questions idiotes dans le bus. Elles étaient idiotes, mais je voulais absolument discuter avec lui, même s'il fallait se résigner à parler de ce qui ne m'intéressait même pas. Bon ok, la date du brevet et ce genre de choses ça ne m'inspirait pas, et lui non plus, mais il aurait pu faire un effort, dévier le sujet. Sauf que c'était impossible. Pire, il montrait bien qu'il s'en balançait pas mal. Il répondait toujours par une réponse brève, un simple mot qui n'en dit pas long. C'est dommage, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur sa vie, sur ce qu'il aime. Ca manque, les gens spontannés. Et je peux vous dire que ce gars là je l'ai beaucoup apprécié fut un temps, et maintenant il m'énèrve plus qu'autre chose. Ces gens là m'énèrvent toujours. Par contre dans ma famille, quand nous sommes à table par exemple, il se peut qu'on ne dise rien et le silence n'est pas spécialement gêné. C'est parce qu'on sait qu'il n'y a rien à dire qui en vaille le coup, et de toute façon il suffit qu'on regarde l'autre, pour comprendre le fruit de sa pensée. Ca paraît génial, quoique mon père dans son genre est un peu exagéré, pendant mon enfance j'aurais bien aimé lui parler un peu plus, le connaître quoi. Mais la seule fois où il ma dit quelque chose sur sa vie, c'était pour me parler de la fille qui lui plaisait quand il avait mon âge. Mais manque de chance, c'était d'un autre qu'elle était amoureuse. Ouais, je m'en souviens encore, c'est pour vous dire comme ça m'a marqué. Ca aussi c'est de famille, de ne pas avoir eu de chance avec le sexe opposé. Là encore ma mère est l'exception qui confirme la règle, c'est normal elle est tellement merveilleuse. Les mecs la prenaient pour un trésor à garder dans leur coffre fort. Dommage pour eux, il n'y a que mon père qui n'en a pas perdu la clé. Quant à mon frère, on verra, pour l'instant il s'en tire bien avec sa Mia, mais il n'a encore que cinq ans.

Il est déjà midi vingt mes amis, et je suis pleine de responsabilités ce week end. Je me prends pour une grande, c'est moi qui fais à manger, qui lave mon petit frère et tout. Je dois ranger l'appart en entier, avec aspirateur et serpillère. Et j'avoue que ça me plaît bien, j'ai l'impression que je viens d'avoir la trentaine, que j'attends mon mari et que je me charge de l'éducation de mon gosse (saleté de gamin qui veut pas manger les bouts d'oignon dans son riz). Ca fait genre j'ai réussi ma vie quoi. Sauf que j'ai juste bientôt quinze ans, j'ai réussi à passer en seconde et c'est ma grande victoire du moment, le mec je le cherche encore. Alors pas d'quoi me venter.


Je ferme le volet parce que le soleil m'éblouït. Oh, ça fait du bien de dire ça. Qu'il y a du soleil je veux dire. Ca faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vu aussi rayonnant qu'aujourd'hui.

J'ai aussi fini de lire l'Attrape-coeur, de J.D Salinger. Je peux juste vous dire que ce livre, ça vous tue. Et que dans les 250 pages il n'est pas très long alors si vous avez un moment, vous pouvez le dévorer un coup. Vous verrez, dans ce bouquin tous les passages barbants sont coupés, et on vous décrit avec des mots pleins de sentiments. Ca vous tue, il faut bien l'admettre. Je ne sais trop quel passage vous mettre, il y en a trop, il faudrait réécrire le bouquin. Je vous en prends un au hasard.
 
"Je sais bien que c'est seulement son corps qui est au cimetière et que son âme est au Ciel et tout, le grand bla-bla, mais quand même je pouvais pas l'admettre. Je voudrais tellement pas qu'il soit là. Vous l'avez pas connu. Si vous l'aviez connu vous comprendriez. Passe encore quand il y a du soleil mais le soleil il vient que quand ça lui chante."
J.D. Salinger


<3

Gui' avait encore la varicelle. Il se donnait cet air sérieux qui m'impressionne. Il prenait la pose et tout.

<3

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Inachevée, surtout.

le 20/05/2007 à 19h08
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J'vais faire court et moche, ça vous convient ?


Faut tenir le coup hein. J'ai l'impression qu'un vrai nettoyage printanier est en train de se dérouler. D'un côté s'amassent les ordures. De l'autre s'entasse ce qui pourrait être réutilisé. J'me sens toute chose devant s'temmerde, y'en a qui pleurent à s'ouvrir les veines, et moi je me peins les ongles en bleu. Je ne sais que faire devant tant de comportements loufoques. Ou devant ces hypocrites dont je me passerais bien. Y'en a à qui j'ai même pas le temps de parler, d'autres que j'aimerais bien oublier. Y'en a aussi qui me font pitié, puis certains dont je ne sais pas quoi penser.
En passant par Arthaud, j'ai eu le temps d'observer les bouquins posés à côté de la caisse. Dont l'un deux "objectif zéro-sale-con". Ah, si ça pouvait être aussi simple que ça. J'me laisse aller à ma rêverie d'un nouveau monde où les cons seraient indexés et finiraient dans une petite boîte à cons. Ils seraient la risée de tous, et il n'y aurait pas de champions. Egaux tu sais. Comme dans la Sainte Bible.
Je m'arme de complexes à la noix, alors que je sais pertinemment que ça me perdra. J'ai l'air d'une ado en détresse, c'est risible et saugrenu.
Ma balance m'avoue que j'ai dépassé les 52 kilos et je ne comprends pas pourquoi. Je me sens comme une idiote sans but ni rien, j'lis des bouquins parce que c'est une richesse à portée de main. Alors qu'en fait j'ai des idées plein la tête, j'entreprends comme je peux et tout. Même si on dirait pas, je crois bien que je grandis... Aujourd'hui je refuse les Kitkat à Gisela, j'achète un bouquin sur les matériaux de l'art, je photographie des gamins dans le parc, c'est sûr maintenant. Il y a du changement. Et oui, tout ce bordel paraît bien futile et irréfléchi, mais pourtant si je l'étale de la sorte, c'est que justement j'y réfléchis.


Je gagne toujours au jeu des poules. Maman est drôlement belle et elle m'a peint les ongles. J'ai passé tout mon samedi en ville avec elle. Même qu'on a bu un milk shake assises sur un banc du VH. Et qu'elle m'a acheté tout plein de belles choses. Papa se moque toujours de moi. Et il dit que j'ai pas le droit de manger des saucisses parce que ça fait grossir. J'laime bien même si il sait pas coiffer ses cheveux qui commencent à se faire longs. Guillaume m'a fait un coeur en perles mais finalement il l'a offert à maman et je l'ai encore agressé parce qu'il est chiant.

J'ai envie de pastèque. Mon existence se résume à casiment rien. Vagabondages. Rêves. Lunatique. Gourmandise refoulée. Sentiments éxpediés. Deux de tension et air de droguée. Exhibitionnisme. Manque de charisme. Excessivité. Humour sous dévellopé. Alambiqué. Esthète. Bizarre. Fragile. Calamiteuse. Franche. Incomprise.  Curieuse. Inconnue. Vulnérable. Paresseuse. Frustrée. Courageuse. Motivante. Ambigüe. Inachevée. Utopiste. Directe. Puérile. Indécise. Désordonnée. Enviée. Superflue. Ignorante. Perdue. Emotive. Mature.  Extravagante. Insoupçonnée. Paradoxale. Fugitive. Asociale. Incohérante. Versatile. Juste. Interlope. Deçue. Insignifiante. Possessive. Matérialiste. Pensive. Adroite. Petite. Déterminée. Bordélique. Révoltée. Impulsive. Versicolore. Contradictoire.
Underground.

Les mots me manquent.



Ce fut court et moche, bonne nuit à vous aussi.

Dance with me

le 09/05/2007 à 20h23
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Ce soir, il y a du beau dans mon silence, il y a le soleil dans les nuages, il y a mes membres fatigués de danser. Vingt heures dans une journée, c'est beaucoup mais je ne sais pas en profiter. Sauf quand viennent ces trucs dingues, ces éphémères étreintes avec le bonheur. Y'a qu'à ces moments là que j'sais aimer. Et après je repars bouder. Mais ce fut une belle journée, j'ai beaucoup aimé, pas beaucoup boudé, j'ai beaucoup admiré, comme toujours. Et mon corps est parti dans son délire virevoletant. Comme si l'air me transportait dans son élan.

Enfin, je ferais bien d'admirer aussi les rues de ce pays, qui même si souvent je le renie, reste le mien. Parce qu'avec le bouffon en question. Les euphémismes ne servent à rien. Parce qu'avec le gros con... Je lui souhaite qu'il meure dans d'atroces souffrances (copyright Clara r.) Dans quelques temps je partirais d'ici, disais-je. Dans peu de temps je partirais de ce foutu pays. Que même si j'laime, ça ne m'avance à rien. J'irais vagabonder par ailleurs. Et je m'en porterais bien.
J'irais vagabonder, mais pas toute seule. J'irais avec la femme de ma vie, sans aucune crainte, les frontières ne nous feront pas peur. Nous partirons telles deux âme-soeurs, prêtes à tout pour être heureuses. Peut être que je ne connaîtrais jamais ce qu'on qualifie de grand amour, vous savez, celui qu'on s'efforce d'exiber. Mais il y aura elle. Et je ne connaîtrais certainement qu'une infime partie des belles choses de ce monde, mais il y aura elle. Je connaîtrais sa beauté et son rire extraordinaire. Je connaîtrais les soirées qui n'en finiront jamais, à discuter sans se lasser. Et on aura envie de dormir en même temps, parce qu'on fera de la télépathie. En fait, ça ne changera pas beaucoup, sauf qu'on vivra pour de vrai ce qu'on vit aujourd'hui dans notre rêve.

J'laimerais toujours, c'est peut être mieux qu'une de ces histoires d'amour, et c'est plus qu'une histoire d'amitié. C'est pas commes celles qu'on cherche à classer dans le temps, celles qui finissent par se casser. Elle est éternelle, et là est toute sa beauté. C'est mieux que l'univers, qu'on dit infini, mais qui a peut être une fin. C'est quelque chose d'extraordinaire.

Et je m'enflamme peut être dans mes écrits, alors que je voulais parler d'autres choses qui me font vivre aujourd'hui. J'aurais peut être pu parler de la danse, de ce spectacle que j'ai tant préparé, ou de ce genre de choses qui m'occupent l'esprit. Enfin, dans les deux jours prochains sera mon spectacle, puis il y aura les tests qui me permettront de continuer dans ce lycée, puis les sales examens que j'ai tellement peur de rater. Ca me fait flipper tout ça, mais bientôt ce sera passé. Comme tout dans une vie, ça vient, et ça finit par passer. Sauf peut être notre amitié.

J'ai du mal à suivre le rythme, je suis pas syncro là, je suis en retard. Le pas a déjà commencé, et moi je prends trop tard, dirait ma prof de danse. 

"C'est fatigant d'être humain." Nana, tome 6.




Ce devait être une de nos premières photos, seules à deux. <3

Et en cliquant dessus vous pourrez aussi découvrir le pourquoi je porte un appareil dentaire -_-"

Nantes (photo provisoire)

le 04/05/2007 à 21h38
Dans le TGV qui m'arrachait à Grenoble, je regardais la France défiler un peu trop vite, et je lisais du grand art. Un petit bout de vie dormait, tête posée sur mes cuisses, puis j'écoutais de belles chansons, des histoires d'amour comme les voyages en train et de ce genre de niaiseries. On attendait je ne sais trop quoi, qu'un miracle nous tombe sous la main, ou simplement que le voyage ce termine. Dans les secondes de silence entre chaque chanson, je prêtais l'oreille à sa forte respiration, m'assurant qu'il ne faisait pas semblant. Puis les pages défilaient, les unes après les autres, puis je ne m'en lassais jamais. Il m'arrivait de temps en temps de pleurer, et une fois les cinq heures écoulées, mes joues me piquaient poue cause de larmes trop salées. Nantes me souriait, puis Papi m'embrassait, il soulevait ma valise qui pesait beaucoup trop pour ses vieilles épaules. C'était drôlement lourd, et j'admirais qu'il les transporte jusqu'à la voiture, sans aucune plainte en l'air. Evidemment, que c'était lourd, j'y avais glissé des livres qui m'auraient peut être servi à remonter ma moyenne, dans une autre vie.
Je pense à ce moment là, maintenant affalée sur une chaise d'ordinateur. J'ai froid, donc je ressors un vieux pull orange. Il est moche mais je l'aime bien, parce qu'il est tout doux. Tiens, cette dernière phrase me rappelle quelqu'un. Puis je fixe l'horloge Winnie, avec résignation. La grande aiguille ferait un tic tac stressant, s'il n'était pas caché par le bruit d'une machine telle que celle ci. Il est déjà neuf heures du soir, demain matin il y a cours de piscine, j'ai mal partout et ça me déprime. Ô triste réalité. A dix heures, le soleil ne sera même pas là pour sécher mes cheveux pleins de chlore. Aujourd'hui c'est à peine s'il s'est levé. On a envie de lui dire qu'on est le 4 mai, et qu'il nous déprime lui aussi, parce qu'il décide de se pointer en avril et pas en mai. J'ai mal au dos à en crever, et je me sens toute vide. En fait, ça fait longtemps que je n'ai pas pleuré, enfin longtemps par rapport à tout ce que j'ai encaissé depuis. J'envisage avec apréhension la fatalité du moment où ça va déborder, où ressortiront mes sanglots avalés. Je me dis même que ça fera comme si je vomissais mes sentiments. Ca sentira mauvais, et ça fera mal à l'intérieur de la poitrine. J'deviendrais peut être anorexique des sentiments. Comme un refus net d'en prendre, et un vomissement ponctuel, dans le cas où ils viendraient quand même. Mais ce doit être la fatigue. Maman m'appelle avec acharnement depuis une dizaine de minutes, elle qui se donne la lourde tâche de me nourrir. Je vous abandonne donc pour ses mets exquis.


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J'ai l'envie de cracher sur...


L'étrange réalité qui me pousse à mettre de l'anti-cernes.

Le con qui nous traîte "d'handiccapés des sciences".
Il a pas encore compris qu'on est pas handicappés de la physique, mais que c'est de lui qu'on est handicappés.

Ou encore un prof d'espagnol
- Señor, no estudiamos, somos unos...
- No, ustedes no son nada.
Et, si nous ne sommes rien, comment pouvez vous avoir la prétention d'être quelque chose ? Avec vos romans de cul, votre moto et votre boule à zéro. Tu parles d'un mec.

Cet homme aux traits accentués d'immondices.
- Le monsieur, là, il me fait peur. Maman j'ai peur, où ira la France ?
- Je ne sais pas, nous ne serons plus là.
Je fais ma fière, celle qui s'en fout. Celle qui oublie dès qu'on lui caresse le bras. M'en fait tout est là.



"Si je fais chier tout grenoble, et que tout le monde fait caca, alors on sera tous dans la merde"
Après vient mon éclat de rire, le sourire de Clara qui se demande bien ce qu'elle va faire de moi.
J'en ai des réflexions, quand le soleil me bouffe les neurones. Je transpire de partout, je pue de sous les bras, malgré le déodorant.

Aujourd'hui les déos ne marchent pas. Ushuaïa à la pulpe de Grenade, ça sent Pauline. Mais sur moi ça sent rien, "perso je trouve cette odeur dégueulasse" . C'est inconscient, ou non. J'ai voulu sentir son odeur ?
Comme si un déodorant pouvait résoudre mes problèmes. N'importe quoi.

Il n'y a pas que les déos qui ne marchent pas.
Dans ma tête, y'en a des circuits en panne. Un fil rouge débranché, une odeur de cramé. Je ne sais plus ce que je veux. Ici mes fringues s'entassent, là-bas les projets s'amassent. Je rêve de mille choses, mais de toutes celles là y'en a aucune qui va se réaliser. Parce qu'ici je croise les bras, je dors et je regarde "Paris je t'aime", ou alors je sors fantasmer devant Guillaume Canet.



Je fuis la solitude dès qu'il m'en convient, je me réfugie dans les bras de Clara. Je la rentiens, de partir de son côté, ou du mien. "pourquoi ils mettent pas de bancs ici ?" "parce que personne à part nous ne s'assoirait dessus." Je lui dis qu'il faut courrir, partir à l'aventure, et je finis par l'accompagner jusque chez elle. Je l'appelle Nana en aboyant, je gémis pour ne pas pleurer, et qu'elle me caresse le bras. Parce que je la suis comme un petit chien, serrant très fort son bras contre le mien.

Je me souviens encore de la première fois où l'on a parlé, qu'elle m'a dit qu'elle s'appellait Gisela. Je l'avais écrit sur ma petite main, pour ne pas oublier, le relire jusqu'à m'en approprier. Je pense à elle, et à ma jalousie, quand elle me parle de lui. Qu'elle est belle aujourd'hui, et à toutes ces fois ou je lui ai repproché de m'avoir remplacé dans son coeur. Je lui dis que je l'aime dès qu'il m'en convient, rien qu'avec quelques caractères (L)__(L). Je mange les faux-petits-ecoliers qu'elle m'offre, pesant chaque calorie comme une nouvelle preuve d'amour.

Je lui dis qu'il faut qu'elle m'oublie, alors que moi je pense à elle plus que jamais. Je lui dessine des etoiles dans une fenêtre en coeur, et je lui dis en gros que je l'aime. Je pense encore à ce faux hasard, qui nous a donné le même nom de famille. Et je me souviens toujours de toutes ces fois où l'on m'a appellée Estelle, alors que c'est son prénom à elle. Toutes les fois où nous disions que nous n'étions pas jumelles, et nos sourires complices. Je la retiens de s'en aller, comme un petit chien à ses pieds.

Et je pense toujours aux autres, à tous ceux qui comblent l'espace de mon coeur. Je m'étouffe aussi par la même occasion, ce doit être l'émotion.

<3


Ensemble, c'est tout.

Guillaume Canet (mon futur mari), Audrey Tautou.

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